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Publié le 14 août 2026Par La rédaction de Mon Assistant Perso

Bloctel ferme et fuite : 3 millions de numéros exposés

Le 11 août 2026, Bloctel a fermé après douze ans de service, remplacé par une interdiction du démarchage téléphonique sans accord préalable. Le jour même, trois millions de numéros issus de la plateforme se retrouvaient en ligne.

Bloctel ferme et fuite : 3 millions de numéros exposés

En résumé : Bloctel a définitivement fermé le 11 août 2026, remplacé par un principe bien plus protecteur — un professionnel n'a plus le droit de vous appeler à des fins commerciales sans votre accord préalable. Mauvaise nouvelle le même jour : environ trois millions de numéros de téléphone issus de la plateforme ont été récupérés via un compte professionnel compromis, puis diffusés gratuitement sur un forum criminel. Parmi eux, des centaines de milliers appartenant à des personnes qui s'étaient précisément inscrites pour ne plus être appelées.

Ce qui a changé le 11 août 2026

Pendant douze ans, la logique française était celle de l'opposition : les entreprises avaient le droit de vous appeler, sauf si vous vous étiez inscrit sur la liste Bloctel. À vous de faire la démarche, à renouveler, et de constater que beaucoup l'ignoraient.

Depuis le 11 août 2026, le principe est inversé. Le démarchage téléphonique est interdit par défaut. Un professionnel ne peut vous appeler pour vous vendre quelque chose que si vous lui avez donné votre accord au préalable.

Cet accord n'est pas un détail de formulaire. Le code de la consommation exige qu'il soit libre, spécifique, éclairé, univoque et révocable :

  • libre : il ne peut pas être la contrepartie obligatoire d'un service ;
  • spécifique : un accord donné à une entreprise ne vaut pas pour ses partenaires ;
  • éclairé : vous devez savoir qui vous appellera et pour quoi ;
  • univoque : une case pré-cochée ou votre silence ne valent pas accord ;
  • révocable : vous pouvez le retirer à tout moment, y compris oralement pendant l'appel.

Autre changement de taille : il est interdit d'appeler quelqu'un pour lui demander son consentement. L'accord doit exister avant le premier appel.

Ce qui reste autorisé

Trois situations échappent à l'obligation d'accord préalable :

  1. L'exécution d'un contrat en cours. Votre opérateur ou votre fournisseur d'énergie peut vous appeler au sujet de votre abonnement, y compris pour un service directement lié.
  2. Les abonnements à la presse (journaux, périodiques, magazines), qui bénéficient d'une exception explicite.
  3. Votre propre demande, par exemple lorsque vous avez sollicité un devis.

À l'inverse, certains secteurs restent interdits même avec votre accord : la vente d'équipements et les travaux de rénovation énergétique, l'adaptation du logement au vieillissement ou au handicap, et les formations financées par le compte personnel de formation. Ce sont les trois domaines où les escroqueries ont été les plus massives.

Les horaires sont également encadrés : du lundi au vendredi, hors jours fériés, de 10h à 13h et de 14h à 20h.

La fuite du 11 août : ce qui s'est passé

Le jour même de la fermeture, environ trois millions de numéros de téléphone ont été mis en ligne gratuitement sur un forum fréquenté par des cybercriminels.

L'origine n'est pas une faille technique spectaculaire, mais un scénario nettement plus banal : un compte professionnel compromis. Bloctel proposait aux entreprises un service permettant de « nettoyer » leurs fichiers de prospection, c'est-à-dire d'en retirer les personnes inscrites sur la liste d'opposition. C'est par cet accès, prévu pour les professionnels, que les fichiers ont été extraits.

Le paradoxe est cruel : les numéros exposés sont précisément ceux de personnes qui avaient fait la démarche de ne plus être démarchées, dont plusieurs centaines de milliers d'inscrits actifs. Une liste de ce type a une valeur évidente pour des campagnes d'escroquerie, puisqu'elle regroupe des numéros vérifiés et actifs.

Ce que vous devez faire concrètement

Un numéro de téléphone seul ne permet pas de vider un compte bancaire. En revanche, il alimente les campagnes de messages frauduleux et de faux conseillers. Quelques réflexes :

  • Attendez-vous à une hausse des tentatives dans les semaines qui viennent, par appel comme par SMS.
  • Ne rappelez jamais un numéro laissé en absence par un correspondant inconnu, surtout à l'étranger.
  • Un conseiller bancaire ne vous demandera jamais un code reçu par SMS, vos identifiants, ni de valider une opération « pour la bloquer ». C'est le scénario type de la fraude au faux conseiller.
  • Signalez les appels abusifs sur SignalConso, la plateforme de la répression des fraudes. C'est ce qui alimente les contrôles et les sanctions.
  • Signalez les SMS frauduleux au 33700, gratuitement.

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Vous n'avez plus à discuter avec un démarcheur pour changer d'offre

Le démarchage téléphonique reposait sur un principe simple : profiter de ce que comparer soi-même une offre d'énergie ou de télécom est fastidieux. La meilleure protection reste de ne jamais souscrire dans l'urgence, au téléphone, avec quelqu'un qui vous a appelé.

Mon Assistant Perso fait ce travail à froid, à votre demande : nous analysons vos factures, nous comparons ce qui existe réellement sur le marché, et nous vous présentons les options par écrit. Vous décidez ensuite, sans pression. Prenez rendez-vous pour un audit gratuit et sans engagement.

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Les sanctions encourues par les entreprises

Le nouveau régime n'est pas symbolique. Un appel passé sans consentement expose le professionnel à une amende administrative pouvant atteindre 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une société, avec publication possible de la sanction.

Surtout, une disposition intéresse directement le consommateur : tout contrat conclu à la suite d'un démarchage téléphonique illicite est nul. Si vous avez signé après un appel que l'entreprise n'avait pas le droit de passer, l'engagement peut être remis en cause — et c'est au professionnel de prouver qu'il détenait votre accord, pas à vous de prouver le contraire. Les entreprises doivent d'ailleurs conserver ces preuves et vous les communiquer sur demande.

Pour aller plus loin

Un doute sur un contrat signé au téléphone ? Envoyez-nous vos documents : nous vérifions les conditions, les délais de rétractation et ce que vous payez réellement. Demandez votre audit gratuit — nous nous chargeons ensuite des démarches auprès du fournisseur.

Sources : dispositions du code de la consommation en vigueur au 11 août 2026 (articles L223-1 et suivants) ; communications des services de l'État sur la fin de Bloctel ; signalements de la fuite de données relayés par la presse spécialisée en cybersécurité, août 2026.

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